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Batère à terre ?

La tour de Batère a subi au fil des années de nombreuses atteintes. Elle s’est détruite lentement, faute d’entretien, minée par la sècheresse, le gel, la tramontane et les impacts de foudre. De nombreux signes de dégradation sont visibles : fissures, éboulements des parements externes, désorganisation des maçonneries, désolidarisation des vestiges de l’escalier externe de la tour. Aujourd’hui, les dégradations portent atteinte à son existence.

Aujourd’hui la tour de Batère, patrimoine architectural et historique de la région, menace de s’écrouler.

La première restauration de la tour a été menée entre 1992 et 1998. À l’époque il  fallait, au minimum,  consolider les soubassements et restaurer les murs de la salle de garde. C’est l’association Salvaguarda de Sant-Marti de Cortsavi qui a orchestré l’opération, alors qu’elle conduisait son chantier principal : la reconstruction de l’église romane de Sant Marti  Les  Scouts de Notre Dame de la Réal de Perpignan ont apporté leur enthousiasme et leur efficacité. La supervision historique est revenue à l’Architecte des Bâtiments de France Lucien Bayrou (spécialiste de l’architecture militaire méridionale de saint Louis à Louis XIV). Quant à la maîtrise technique, elle fut déléguée au  maçon et entrepreneur d’Arles sur Tech, Joël Bertrand. Tous ces efforts ont permis à la Tour de ne pas se dégrader davantage.

Dix ans plus tard, en 2008,  s’inscrivant dans le mouvement récent de restauration des tours à signaux du département, l’Association de Sauvegarde de la tour de Batère a vu le jour. Elle est présidée par les maires de Corsavy et de Saint Marsal, et soutenue par le conseil général des Pyrénées orientales, la Région Languedoc Roussillon et la Fondation du Patrimoine. Elle bénéficie du statut d’association d’intérêt général.

L’acte initial de l’Association a été de consulter un cabinet d’architectes pour concevoir et chiffrer le sauvetage de la tour. Un plan a été proposé et accepté par les parties prenantes. Le chantier  est prévu pour durer 4 ans, en deux tranches. La première, dite de «sécurisation et accès au site», traite l’urgence. Il faut rapidement  parer au danger d’écroulement  et protéger les promeneurs. Les travaux consisteront en une reprise des éléments de structure dégradés (voûtes, jambages), la réfection des joints entre les pierres, le dallage du sol,  la protection du public (anti escalade, fermetures par grilles de ferronnerie), la mise en place d’un paratonnerre et la création d’un chemin d’accès pour piétons avec panneaux informatifs divers et  balisage.

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